
Fin août, début septembre, pour moi, cela sonne toujours comme « l’heure du bilan ». Certainement une façon de me dire : il te reste quatre mois, regarde ce qu’il te reste encore à faire. La méthode Coué comme moyen de motivation ?
Cette année, pourtant, l’exercice est un peu différent. Mes objectifs ont évolué au fil des mois et, avec eux, ma façon de travailler.
Amor Puede Matar poursuit son chemin
L’écriture reste évidemment présente dans mon quotidien.
Amor Puede Matar est actuellement arrivé au chapitre 20 sur le site, sur les 65 chapitres désormais envisagés pour ce premier tome.
À partir de septembre, son rythme de publication va cependant changer : je passerai d’un chapitre tous les quinze jours à un chapitre par semaine.
Mon objectif est maintenant de terminer l’écriture du tome 1 pour fin avril 2027, afin de préparer ensuite sa publication papier et numérique pour juillet 2027.
Remettre mon catalogue à plat
Un autre chantier, beaucoup moins visible, a également commencé : celui de mes anciennes publications.
J’ai pris la décision de retirer progressivement mes titres actuellement publiés chez BoD. D’ici environ un an, les éditions actuelles devraient toutes avoir été retirées du commerce.
Il ne s’agit pas d’abandonner ces romans. Ils seront progressivement repris : corrections, nouvelles mises en page et nouvelles couvertures, avec pour objectif de créer une véritable cohérence éditoriale entre mes différentes publications.
Je ne donnerai cependant, pour le moment, ni titre ni date de republication. Ce travail demande du temps et ma priorité actuelle se trouve ailleurs.
Le Narrative Design change la donne
Mon objectif professionnel étant aujourd’hui de travailler dans le domaine du Narrative Design, le développement d’un portfolio est progressivement devenu ma priorité.
Après plusieurs mois de recherches et de réflexion sur son contenu, j’ai défini un projet qui me demande un investissement personnel important. Sa réalisation m’amène également à développer de nombreuses compétences annexes et à concevoir un site qui permettra de consulter mon travail en ligne.
Je resterai encore volontairement discrète sur son contenu pendant quelque temps. Je donnerai davantage d’informations courant novembre, lorsque je pourrai dévoiler plus concrètement le travail développé autour de ce portfolio.
Apprendre à mesurer autrement mon travail
Cette évolution professionnelle a eu une conséquence à laquelle je ne m’attendais pas forcément : j’ai dû réapprendre à organiser mon temps.
Depuis décembre, mon organisation a énormément changé. Jusque-là, mon travail était principalement centré sur l’écriture, la correction et la reprise de romans parfois laissés trop longtemps de côté, comme le tome 6 des Loups-Garous ou le tome 3 des Effets du chlore sur le cerveau.
Mesurer mon avancement était alors relativement simple : j’avais écrit 2 752 mots, corrigé un chapitre ou réécrit telle partie.
Le résultat était immédiatement visible.
Avec le Narrative Design, mes repères ont changé.
Apprendre des techniques, maîtriser de nouveaux logiciels, comprendre des pipelines de production, organiser mes projets, documenter mon travail ou simplement réfléchir pendant plusieurs heures à la structure d’un projet : tout cela représente également du temps de travail, même lorsqu’aucun résultat immédiatement quantifiable n’apparaît à la fin de la journée.
À mesure que mes projets se sont agrandis, mes anciennes méthodes d’organisation sont donc devenues obsolètes.
J’ai appris à mieux évaluer la place réelle occupée par chaque activité et à limiter le nombre de pistes ouvertes simultanément. Aujourd’hui, je préfère choisir quelques tâches et chercher à les finaliser, plutôt que d’entreprendre beaucoup de choses sans échéance précise.
Ma méthode continue d’ailleurs d’évoluer. La construction du portfolio l’a encore bousculée, tout comme un autre apprentissage qui prend désormais sa place dans mon emploi du temps : l’anglais.
Et maintenant ?
Les prochains mois vont poursuivre cette évolution.
En parallèle de la publication hebdomadaire d’Amor Puede Matar, mon objectif principal sera de continuer à développer mon portfolio jusqu’à obtenir une base suffisamment solide pour pouvoir le montrer.
Celui-ci sera bilingue français-anglais, puisque je ne souhaite pas limiter mes possibilités professionnelles au seul marché francophone. Plusieurs de mes articles spécialisés en Narrative Design sont déjà traduits avec le soutien de ChatGPT. À terme, mon objectif est cependant de pouvoir assurer moi-même leur traduction.
Enfin, un autre projet attend son tour. J’ai entièrement écrit une histoire sous la forme d’un mini-drama que je souhaite désormais adapter en mini web-novel pour une publication en ligne.
J’aimerais pouvoir commencer à vous le dévoiler avant la fin de l’année.
J’aimerais.
Je préfère insister sur le conditionnel ! Après plusieurs mois passés à revoir mon organisation, je vais éviter de ruiner immédiatement tous mes efforts en transformant cette envie en nouvelle deadline.
Une année moins linéaire que prévu
Finalement, 2026 ne ressemble plus vraiment à l’année que j’avais imaginée lorsqu’elle a commencé.
Je n’ai pas cessé d’écrire. Je n’ai pas abandonné mes anciens romans. Je n’ai pas remplacé une activité par une autre.
Mon travail s’est élargi.
Et cet élargissement m’a obligée à revoir mes priorités, ma façon d’organiser mes projets et même ma manière d’évaluer ma progression.
Je cherche encore le meilleur équilibre entre l’écriture, l’édition, l’apprentissage et le Narrative Design. Il évoluera probablement encore avec mes projets.
Mais s’il y a bien une chose que ces derniers mois m’ont apprise, c’est que mon organisation doit, elle aussi, savoir évoluer avec ce que je construis.
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